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GALERE se donne les moyens d’être un lieu d’accueil et de vie associative irremplaçable et mène dans le même temps une activité importante en direction des quartiers et avec leurs habitants. Elle s’ouvre aux expériences et aux parcours les plus divers. Toutes, tous et chacun trouve dans notre structure un espace d'expression et d'intégration, de formation où les talents les plus divers peuvent s'exprimer. Ce sont bien là, les valeurs que notre charte revendique : l’éducation populaire et la communication sociale. Tous les efforts entrepris : l'amélioration de la qualité technique (du contenant), diversification et multiplication des sources d’information (du contenu), effort sur les conditions d’accueil (le lieu), association de la population de l'aire Marseillaise dans sa multiple diversité (du lien) fondent le rapport de Galère avec ses partenaires.
On ne peut aujourd'hui résumer l'activité de l'association au seul outil qu'est Radio Galère puisque la part de l'action sociale menée en aval dans les quartiers et en interne est de plus en plus importante dans les comptes et dans les préoccupations de l'association. Les nouvelles technologies permettent depuis 2004 une ouverture encore plus nette en direction de nos partenaires -en particulier des associations et groupes qui participent de notre activité et n'ont pas encore leurs propres pages et sites Internet- et par la mise en œuvre sur des sites décentralisés d'activités de productions d'habitants -jeunes et moins jeunes- avec le renouvellement et la modernisation du studio mobile...
NOTE D' ACTIVITE 2004 ET PROJET 2005
- Toujours plus de diversité dans les programmes...
En 2004, nous avons maintenu et renforcé les trois créneaux quotidiens d'information qui couvrent l'agenda culturel, social et associatif. En outre des émissions thématiques cinéma sont venues s'ajouter aux magazines déjà existants sur le théâtre et la littérature. Des réalisateurs, des metteurs en scène, des acteurs de théâtre et de cinéma, de nombreux écrivains, locaux ou de passage, se seront comme toujours succédés sur l’antenne dans ces émissions ou dans d'autres.
La politique musicale avec la programmation privilégiée de jeunes artistes et de groupes locaux, qui est menée, marquée par la présence très régulière dans les studios, de rappeurs des quartiers ou des organisateurs de la Fiesta des Suds, du Reggae de Jagdish (pour cette année citons l'exemplarité de la semaine créole...) aux complaintes de nos auteurs poètes, Dupain et autres, ces choix font la différence.
Dans un rapport bien compris avec les salles, les théâtres, les cinémas, la radio peut ainsi distribuer quotidiennement et gratuitement des places pour ses auditeurs mais elle annonce aussi les initiatives de tous les autres acteurs culturels issus de tous les quartiers de la Ville et des villes environnantes, depuis les organismes d'éducation populaire jusqu'à la plus petite des associations pour faire connaître leurs buts et leurs actions, ce qui confirme Radio Galère comme acteur incontournable de la vie culturelle régionale.
- Toujours plus de communication sociale et d'intégration
Citons dans la continuité, les émissions hebdomadaires à caractère social, l'émission (doublée) en direction des prisonniers, l'émission juridique animée par AC!, l'émission d’information interactive sur les droits sociaux de l'ADRIM, (Raconte-Moi l'Insertion... RMI), celle en direction des sans-papiers, (ce sont les demandeurs d'asile eux-mêmes qui participent à l'animation du créneau), l'émission Information Femmes, etc. Et une nouvelle émission « Handicap Tribune » animée par des non-voyants dont le nom résume le contenu.
La radio n'a pas vocation à être communautaire. Cependant, elle accueille les communautés croate, grecque, arménienne, corse, algérienne, berbère, arabo-andalouse, comorienne, capverdienne, caraïbe, antillaise, africaine, italienne, provençale, réunionnaise, latine... pour des émissions thématiques hebdomadaires mais avec l'exigence qu'elles soient bilingues ce qui évidemment, induit et enrichit l'échange des cultures. (Pour l’anecdote, nous avons aussi une émission «guinguette», accordéons et autres variétés françaises... )
- Toujours plus d'actions solidaires
Pour l'année 2004, nous pouvons mettre ainsi en exergue quelques moments intenses où l'ancrage local se conjugue avec l'ouverture sur le monde : la campagne pour le renouvellement de l'outil de travail de la Femme Taxi de Sidi Bel Abes, le soutien aux sinistrés des inondations d'HAÏTI, et plus récemment des victimes des tremblements de terre en Martinique, non en se substituant aux associations et organismes existant reconnus comme la Croix Rouge, les secours Populaire ou Catholique mais en appuyant et popularisant leurs démarches..., la campagne d’antenne de l’émission arménienne pour la commémoration du génocide, l'accueil et parrainage de groupes d’artistes pour le Printemps Berbère, la rencontre avec le Président de la République du Sénégal, le lien retissé avec les radios francophones en Afrique (participation aux rencontres et échanges de programmes) et la contribution à la construction d'un espace citoyen européen et mondial (ex. : participation à des reportages d’étudiants en communication canadiens, allemands et italiens) ; et le tout plus spécialement dédié à la défense des droits humains liée ainsi avec des projets de secours ou de développement.
GALERE poursuivra aussi ses échanges avec l'EPRA, (de très nombreuses émissions reprises cette année 2004 par la banque de programme initiée par le FASILD. Cela nous encourage pour l'année à venir) Mais aussi avec le SNRL ex-CNRL, avec Tabalé, la radio qu’elle a contribué à créer au Mali, avec Campus à Lille, FPP à Paris, Radio Provisoire de Vitrolles, Grenouille, à Marseille... Et tout lien qui établira les bases de développement d'un nouveau partenariat notamment pour déboucher sur la rencontre internationale évoquée avec le projet « Mémoire des Quartiers ».
- Toujours plus de moyens mis à disposition de toutes et tous
D’évidence, enfin, de par leur préparation collective comme dans leur partie diffusion, mise à disposition du public marseillais, les produits issus des ateliers soutenus par la Politique de la Ville entrent pleinement dans une stratégie de construction ou de reconstruction de lien social.
Nous avons reçu pour les mener des moyens d'investissement important du FASILD, de la ville et du département, qui ont permis outre le renouvellement des équipements de base, l'acquisition d'un nouveau studio mobile informatisé et d'un serveur qui doit permettre de gérer un puissant site informatique interactif dédié à l'association, à la radio et à tous ses partenaires associatifs (streaming, archives d'émissions, textes de présentation) qui demeure une priorité et connaît un début de mise en place (consultez l'URL provisoire : radio.galere.free.fr) et verra son véritable essor courant 2005...
La mise à disposition à tous(toutes) de ces moyens se traduit également par un approfondissement des recherches documentaires, sur Internet notamment, la construction, l’idéation et les éléments de réalisation qu’elles impliquent, les émissions liées à l’actualité, sociale, politique, culturelle, sont fortement didactiques, pas seulement en direction de l’auditeur(trice), mais aussi pour celles et ceux qui les produisent. L'activité de l'association, s’avère toujours plus intense.
La présence de ces nouveaux outils ouvre aussi la possibilité de modifier les éléments d'enregistrement et de diffusion sur un standard unique, le MP3 qui permet une nouvelle souplesse, ainsi qu'un immense choix pour les programmes et leur rediffusion. La réforme de l'informatisation de l’antenne, puis l’installation toujours pendante d’une salle de rédaction entièrement informatisée, (ce qui permettra une forte économie de papier) nécessite de fait, la mise en œuvre d'un vaste chantier de formation pour tout le personnel et les bénévoles.
- Toujours plus de politique dans la ville
Pour en revenir aux contenus, avec « Marseille Ouvre Toi » (ex-Paroles des Quartiers », c’est la parole donnée aux associations de quartiers et acteurs de terrain dans les émissions et les débats : par exemple à l'occasion de l'émission mensuelle des Échos de la Busserine, ou des fêtes de quartiers et cette année plus significativement, en s'avérant être la seule radio au plan national à proposer des émissions en direct avec tous les acteurs locaux pour la Journée Nationale des Quartiers, placée sous le parrainage de la Présidence de la République. Ou encore, plus social, le choix du direct depuis le Nestival...
Ces éléments cités à titre d'exemple car l'action connaît une traduction quotidienne sur les ondes : dans ces interventions issues des lieux de vie, du centre, ou de la périphérie, c'est l’expression de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat.
Avec « Mémoire des Quartiers », c’est pour tous les habitants de Marseille d'aujourd'hui, qui souvent s'ignorent les uns les autres ou alimentent des phantasmes sur le compte d'autrui, d'autant plus aisément que cet autrui leur paraît « étranger », la reconstitution d’une mémoire collective qui ancre la Ville dans sa réalité socioculturelle composite et cosmopolite.
Au delà de ces projets qu'elle maîtrise, la radio participe à diverses réalisations en lien avec des centres sociaux, des centres de formation, l'éducation nationale (pour 2005, un accord est en cours avec le collège . Elle a ainsi entre autres, diffusé sans contrepartie financière, et poursuivra pour l'année à venir, les émissions réalisées par les stagiaires en alphabétisation du CIERES dans le cadre du projet REGAL mené sur le périmètre d'Euroméditerranée (traduction de ce projet : l'émission mensuelle « itinéraire bis »), de stagiaires aussi de l'AMCS, jeunes ou adultes, travailleurs sociaux ou personnes en difficulté (comme par exemple les émissions organisées avec le Centre Social du Clos La Rose ou Sigma Formation Méditerranée), toutes émissions qui sont la finalisation de travaux d'enquêtes sur des sujets sociaux d’intérêt général
Est menée enfin, au delà de la composition multiple de notre personnel comme des bénévoles issus de toutes les communautés présentes à Marseille, une politique d'accueil en direction de nombreux stagiaires (plus d'une vingtaine dans l'année...) qui sollicitent la radio pour connaître une première expérience professionnelle : collégiens, lycéens, stagiaires d'organismes à vocation sociale, étudiants en communication de l'Université de Provence, stagiaires de l'École de Journalisme, de l’AMCS, d'Écoles techniques -ADCOMEAM, par exemple, ... Cette démarche volontariste enrichit de par l'échange et la validation des modes opératoires, les connaissances de nos employés
- Toujours autant de présence salariée structurante
Les actions de formations externes ouvertes aux salariés ont encore été nombreuses et variées en 2004. Nous les souhaitons qualifiantes surtout lorsqu'elles accompagnent des sorties de contrats aidés afin qu'elles offrent des acquis transposables dans de nouvelles situations professionnelles, de la polyvalence en vue de la réalisation des projets personnels même si, la plupart auront malgré cela une évidente « couleur » plutôt en lien avec l'activité au sein de la structure.
A noter que la perte (regrettée) de nos emplois jeunes, (en qualité l'un de journaliste, l'autre de programmateur -les deux liés à l'émergence des Nouvelles Technologies), dont nous n'avons pu assurer la pérennisation, est compensée en cette fin d'année par une politique active de recrutement de CEC directs : trois, pour effet au 1er Décembre, un aide technicien, une assistante journalistique, un webmaster-programmateur. Cela n'aura été possible qu'avec le soutien actif de la Fonction Ressource et avec à la clé des cofinancements du Conseil Général (acquis) et de la Région (en cours).
Ce qui devrait permettre à l'association dans l'année qui vient, en préservant une forte structure salariée de maintenir l'effort en direction des bénévoles et des populations de l'aire marseillaise...
- Et s'il fallait conclure et résumer... (toujours plus de conclusions)
La construction et le maintien du lien social est au centre des préoccupations des institutions bien sûr, mais aussi de tous ceux qui concourent au fonctionnement démocratique de notre société. D'évidence, pour rétablir quand elle est compromise, ou lorsqu'elle est absente, établir et pérenniser, la citoyenneté de terrain, la confrontation publique des acteurs est nécessaire. Sans démagogie, sans mépris, sans colère dans la volonté de construire ensemble : c'est bien là, qu'un média comme Radio Galère trouve son utilité, par la mise à disposition régulière d'un espace d'expression et d'idéation. C'est la parole de toutes et tous qui permet ensuite au quotidien, à chacune et à chacun de se révéler comme auteur positif de son environnement immédiat dans tous les domaines, social, culturel, politique voire économique. Au delà nous incombe, en cohérence totale avec notre projet général de faire savoir les savoir-faire de nos partenaires. | 
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